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Jules Ziegler - Céramiste, peintre, photographe

Jules Ziegler - Céramiste, peintre, photographe

Jacques Werren

Né à Langres en 1804, Jules Ziegler accède rapidement à la célébrité comme peintre d’histoire en décorant la vaste coupole de l’église de la Madeleine à Paris. Féru de philosophie, lettré, brillant causeur, il passe en son temps pour savant. Il rédige un traité sur les lois esthétiques, communes, selon lui, à la céramique et à l’architecture, publie une étude sur la couleur et la lumière, participe aux premières expérimentations sur la photographie, dans l’effervescence des pionniers, et contribue de façon précoce à faire reconnaître la photographie comme un art. Nommé à la fin de sa vie directeur du musée de Dijon et de l’École des beaux-arts de la ville, il s’éteint brutalement en 1856, à 52 ans. Il fonde en 1838 une manufacture de grès artistiques, et rénove l’usage du grès salé, en réussissant en à peine quatre années, à redonner ses lettres de noblesse à ce matériau, employé jusque-là surtout pour l’alimentation. Sur les traces de Bernard Palissy, son guide, il invente un style de décor végétal naturaliste qui annonce l’Art Nouveau. En dépit de leurs prix élevés, ses vases connaissent un grand succès, et pénètrent dans les intérieurs de la bourgeoisie et de l’aristocratie, où ils rivalisent avec la porcelaine. L’effet de mode porté par la notoriété du peintre attire bientôt sur ses créations artistiques de nombreux imitateurs, en France et en Europe, tout particulièrement en Angleterre. Ce livre présente pour la première fois l’œuvre céramique d’un artiste qui a joué un rôle pionnier dans l’histoire de la céramique française. Hanté toute sa vie par la recherche d’une unité dans tous les arts, Ziegler incarne assez bien l’idéal des artistes romantiques de son temps. S’il n’avait pas dispersé son talent à se lancer sans cesse après de nouvelles recherches et de nouveaux styles, Ziegler serait sans doute parvenu à sortir d’un oubli auquel ni la peinture, ni la céramique, ni la photographie ne lui ont jusqu’à présent permis d’échapper. Cette étude novatrice, qui s’adresse aux historiens d’art, aux amateurs et à tous les esprits curieux, a l’ambition d’y contribuer.  Jacques Werren, docteur en économie, est chercheur au GRECB (Groupe de Recherches et d’Études de la Céramique du Beauvaisis). Spécialiste de l’œuvre céramique et photographique de Jules Ziegler, il a publié sur ces thèmes plusieurs études pour le GRECB (1995, 1998, 2004), la Société française de photographie (2002), et la revue allemande de la céramique, Keramos (2004).

prix : 55.00€

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Encyclopédie des céramiques de Quimper tome 5

Encyclopédie des céramiques de Quimper tome 5

Philippe Théallet et Bernard Jules Verlingue

  Les trois premiers tomes ont été consacrés chronologiquement aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Ces volumineux ouvrages, particulièrement documentés, ont permis d’approfondir la genèse de la céramique de Quimper et son évolution sur trois cents ans.
Le quatrième tome de l’Encyclopédie des céramiques de Quimper nous a permis de rentrer dans l’univers des quelques deux cent soixante artistes ayant collaboré avec les faïenceries quimpéroises entre 1900 et 2007, sous la forme d’un dictionnaire allant de la lettre A à La. Le cinquième tome conclut cette longue énumération allant de la lettre Le à Y (Le Bihan à Yvain). Il contient de très nombreuses reproductions d’œuvres dont certaines sont inédites ainsi que des documents de travail jusqu’alors pieusement gardés par les artistes, leurs familles ou les manufactures.
Ce cinquième tome est le dernier élément d’un panorama jamais entrepris sur la faïence de Quimper. La totalité de cette publication représente 2300 pages illustrées d’environ 7800 reproductions photographiques.


Au XXe siècle, Quimper est devenu un lieu de confluence d’artistes majeurs, tant d’un point de vue breton que national (Mathurin Méheut en est un exemple.
Son talent a été loué à de multiples reprises tant en France qu’à l’étranger). Les manufactures offrent aussi aux plus jeunes, aux plus bouillants des artistes régionaux, un lieu propice à la rénovation de l’art décoratif celto-breton. Les Seiz Breur (Creston, Le Bozec, Robin…) en laissent l’une des traces les plus tangibles.
Enfin, tous ces artistes, dans leurs expressions et propositions diverses ont donné lieu à une création d’une grande variété aussi bien sur le plan thématique que dans le champ stylistique : des danseurs virevoltants de Micheau-Vernez au réalisme des statues de Quillivic, de l’approche naturaliste de Nam au style enlevé de René Quéré.

prix : 85.00€

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