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Les Jacobins, Urbanisme et sociabilité au Mans

Les Jacobins, Urbanisme et sociabilité au Mans

Didier Travier

     Le quartier des Jacobins au Mans s’organise autour de trois foyers : la place du Jet d’eau héritière du mail du XVIIe siècle, l’ancien foirail face au théâtre, les promenades créées à la Révolution avec leur fameux quinconce.
     Cet espace autrefois occupé par les faubourgs de la ville antique puis par les enclos des couvents des Jacobins et des Cordeliers a fini par devenir un nouveau centre. Cette évolution s’est accompagnée d’importants travaux d’urbanisme comme le percement du tunnel ou l’opération Étoile-Jacobins ainsi que de multiples projets de bâtiments publics.
     À la fois promenades, marché et place d’armes, les Jacobins se sont surtout imposés comme le cadre des divertissements et des fêtes publiques : carrousels et revues militaires, cirques et fêtes foraines, spectacles et bals, concours hippiques et courses cyclistes, concerts dans le kiosque à musique, ascensions de sphériques, fêtes des écoles, pesage des 24 heures… À la rencontre du commerce et de la fête, les grandes expositions régionales puis les Quatre jours du Mans sont particulièrement emblématiques de cette intense vie sociale. Depuis le théâtre romain jusqu’au projet d’espace culturel, les Jacobins affirment encore leur identité par la présence de salles de spectacle : salle des concerts, théâtre municipal, music-hall de l’Alcazar, cinéma l’Alhambra, théâtre Scarron.
     Cet ouvrage, né d’une exposition organisée par la Médiathèque Louis Aragon retrace cette riche histoire à travers un exposé précis et une iconographie abondante et originale.
L’auteur, Didier Travier, est le conservateur des fonds patrimoniaux de la Médiathèque Louis Aragon.

prix : 29.00€

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Comme un oiseau

Comme un oiseau

Sous la direction de Jules Bréau

  On imagine les siècles de frustration pour tous ceux qui, observant chaque jour les oiseaux, voulaient conquérir le ciel. En désespoir de cause, l’homme dota ses dieux d’ailes et créa ; Icare, Pégase, Prométhée, les cerfs-volants chinois et tous ces hommes volants qui se jetèrent de tours et de ponts.
Wilbur (1867-1912) et Orville (1871-1942) Wright, fils de pasteur, passionnés de mécanique, fabricants de cycles à Dayton (Ohio), s’attellent à la tâche vers 1896. En 1903, le 17 décembre, par un matin glacial, Wilbur décolle pour le premier vol mécanique enfin réussi. Les deux frères ont gagné leur pari : ils sont les premiers au monde à tenir l’air avec un appareil motorisé qu’ils contrôlent entièrement.
Devant l’indifférence totale de leur gouvernement et de leurs compatriotes, les Wright se mettent à la recherche d’un commanditaire. C’est ainsi qu’en 1907, pour préparer une série de vols de démonstration, Wilbur débarque en Europe. En 1908, une étincelle se produit : un pionnier de l’air rencontre un pionnier de l’automobile. Léon Bollée, passionné par le “plus lourd que l’air”, met à la disposition de Wilbur Wright, (que les Sarthois traduiront par “vieille burette”) ses usines modernes au Mans. C’est à l’hippodrome des Hunaudières que le 8 août “l’oiseau blanc” quitte le sol, exécute quelques virevoltes et orbes pour se poser gracieusement une minute et quarante-cinq secondes plus tard. Pour le grand Blériot “pour nous, en France et ailleurs, une ère nouvelle de l’aviation commence et c’est merveilleux !” Les essais se déplacent, toujours au Mans mais, cette fois sur le terrain militaire d’Auvours, moins “arboré”. C’est ainsi que du 21 août 1908 au 2 janvier 1909, Wilbur exécutera 108 vols ; accordera 60 baptêmes de l’air et volera de succès en succès et de records en records. Ce livre retrace, grâce à de très nombreux documents, la grande aventure de l’aviation qui prit réellement son envol dans le ciel sarthois.

prix : 27.00€

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